Historique

1. Naissance de la Lada

C’est à 1.100 kilomètres au sud-est de Moscou que va naître en 1964 la ville de Togliatti, puis, deux ans plus tard en 1966 dans cette même ville va être fondé VAZ – Volgski Avtomobilini Zavod – usine automobile de la Volga, véritable ville usine.

VAZ s’étend sur 600 hectares dûment surveillés et cernés par de hautes grilles, longues de 1,8 kilomètres. A l’intérieur se trouve un centre d’emboutissage, un atelier de plasturgie, un piste d’essais…

Dans les rues de Togliatti l’on peut apercevoir des anciens panneau, tel que Avto VAZ en avant ! Aujourd’hui, VAZ emploie 110.000 personnes.

C’est bien dans ce formidable complexe industriel que va naître 11 ans plus tard, un 5 avril, en l’an de grâce 1977 la « Niva (russe pour « champs de blé ») VAZ 2121 », plus connue sous le nom de Lada Niva.

2. En compétition

62476520vaz-niva-86Il serait impossible de dissocier le succès commercial phénoménal du 4×4 russe de la partie compétition qu’elle a connue et qu’elle connaît encore.

L’engagement de la Niva en compétition fut immédiat. Cela, grâce au dynamisme de l’importateur de véhicules Avto VAZ en France, les établissements Poch installé à Argenteuil (95), et plus particulièrement à son représentant, Jean-Jacques Poch.

Passionné à tel point que l’on le retrouvera en tan que copilote aux côtés de Jacky Ickx lors des éditions 1987 et 1988 du rallye des Pharaons.

En 1979, juste un an après son lancement, la Niva est engagée en compétition, tout particulièrement dans l’épreuve qui va devenir la plus connue en rallyes raids, le « Paris Dakar ». Il faudra attendre un an pour que les établissements Poch engagent officiellement des Niva, qui le doivent bien au pilot belge Jean-Claude Briavoine et à son fils Eric, tout comme à André Trossat.

A partir de ce second Dakar les Nivas seront équipées de que de moteurs 1.800 cm3 préparés par Strakit, jusqu’en 1983 où apparaîtront les moteurs Maurelec de 240ch préparés par Marcel Morel. La Niva-Course bénéficiera également d’une caisse rallongée, renforcée et allégée, avec l’apport déléments ouvrants en polyester. La suspension quant à elle possède deux amortisseurs « De Carbon » par roue.

En 1985, Jean-Pierre Jabouille décide de créer un prototype avec son ami Jean-Claude Guénard, il roulera avec comme copilote Michel Sardou.

Il y aura en tout trois équipes non-officielles engagées. Elles seront sponsorisées par VSD et Pastis 51, équipées de V6 PR.V. Central. Les Nivas – pardon, les Pastis (leur petit nom… – prendront le départ, mais abandonneront très vite amortisseurs cassés (voir rubrique « L’aventure malheureuse des Pastis en 1985).

Si l’on veut vraiment voir une Niva performante en compétition, il faut attendre 1986, mais surtout 1987 et 1988, années des protos usines officiels : de Gérard Marcy, Pierre Lartigue et Jacky Ickx pour 1987, puis Jean-Pierre Jaussaud et toujours Icks en 1988.
De touts les pilotes, le Niçois à lui seul remportera cinq épreuves du type rallye de Tunisie, rallye d’Algérie ou rallye d’Atlas, mais aussi la Baja Montes Blancos.

Ensuite, en 1990, arriveront les fameux T3, les « Samaras ».

A l’unanimité, la Niva VAZ reste le 4×4 du siècle.

Jean-Jacques Poch : « C’était le premier véritable tout terrain qui plus est bon marché robuste, avant il n’existait que des véhicules militaires trop lourdes. »

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3. Motorisation

La Niva connut trois grands stades de motorisation : premièrement, les moteurs de Niva VAZ 2121 poussés à 150 ch pour préparation maxi, puis sur les protos suivants avec les Maurelec de 240 ch à carbus ! et enfin, arrivèrent les fameux moteurs R.O.C., moteur 2.5 l, 16 soupapes, autorisant des vitesses de pointes jusqu’à 240km/h.

En revanche, l’épreuve créée par Thierry Sabine ne sourira jamais au petit 4×4 soviétique, mais qu’importé, que de victoires sur rallyes africains !

 4. La véritable Lada Poch

17504005vaz-lada-accueilPour en revenir aux début des « vrais » Lada Poch équipés de moteurs R.O.C. d’une puissance de 280 ch ( à 310 avec l’Avgaz ), ces nouvelles Niva éatient capable de dépasser les 200 km/h ! en vitesse de pointe, elles dépassaient les fameuses 205 T 16.

La première épreuve en 1986 est bien évidemment le Dakar, avec deux voitures engagées : l’une confiée aux frères Marreaux ( n°197 ) et l’autre à Pierre Lartigue et son copilote Bernard Giroux ( n°198 ). Ils termineront quatrième au général.

Ensuite, durant cette même année 1986, Pierre Lartigue prendra le départ avec comme copilote R. Ponte au rallye de Tunisie et remportera l’épreuve. Puis à la Baja Aragon en 1986 Pierre Lartigue, associé à G. Rahier, finira deuxième.

Enfin, à la dernière épreuve internationale de 1986, le rallye des Pharaons un nouveau pilote fera son entrée, Jacky Ickx, qui restera pour les deux années à suivre l’un des pilotes officiels sur Niva Lada Poch.